Comment torturer des experts grâce à un roman de fantasy

Il arrive qu’une histoire tombe entre les mains du bon lecteur, celui à qui elle ouvrira des perspectives merveilleuses. Il se peut aussi qu’elle tombe dans les mains du mauvais lecteur. C’est arrivé à mon amie Lise, une personne très douée dont je suis une relectrice, et qui a écrit un roman à propos d’une famille provinciale confrontée à la modernité de leur fille aînée. La mauvaise lectrice, malheureusement, c’était moi.

En effet, dans le roman de Lise, le père de famille dirige une scierie. Mon père a fait de même pendant une quarantaine d’années et, durant tout le processus de relecture, j’ai cassé les pieds de Lise de manière épique en lui expliquant : « NON, une scierie de fonctionne pas du tout comme tu le décris, il faut que tu refasses tout ce paragraphe, ainsi que celui-ci et celui-ci et celui-ci. Sinon, ton roman perd toute crédibilité aux yeux des personnes qui s’y connaissent (au moins cinq parmi tes milliers de lecteurs potentiels). »
Ô combien Lise m’aura haïe (même si ce n’est qu’un prêté pour un rendu).

Je ne faisais pas cela exprès pour l’ennuyer. Le problème de la scierie n’enlevait rien à la portée émotionnelle de ce que Lise a écrit, que j’apprécie beaucoup, mais je n’exagère pas en disant que les contre-vérité sur les investissements nécessaires pour créer une scierie me faisaient violemment sortir de l’histoire. Cela me donnait l’impression (bien fausse) que Lise se fichait un peu de ce qu’elle écrivait. Cette impression était d’autant plus fausse qu’elle a, avec un courage exemplaire, tout corrigé.

De cette aventure, je retire l’impression qu’écrire un roman réaliste demande ou bien de s’inspirer exactement de ce qu’on connait, ce qui implique souvent de ressasser son histoire personnelle et de se brouiller avec toute sa famille en révélant de lourds secrets, ou bien de faire, à propos de ce qu’on va écrire, des recherches qu’un journaliste d’investigation du Guardian considérerait comme un peu excessives (et qui seraient hors budget dans la conjoncture actuelle, la presse se meurt, mes amis).
Je suis paresseuse. Par ailleurs, je n’ai pas envie de m’enguirlander avec ma douce famille encore plus que d’habitude. C’est sans doute pourquoi j’ai décidé d’écrire des histoires fantastiques, qui permettent de ne pas se soucier des problèmes réalistes des scieries françaises ! Et tout le monde est content ! Personne n’est torturé et violemment tiré du récit par un détail insupportablement à côté de la plaque !

Non. Je ne peux pas assez souligner à quel point c’était une mauvaise idée. Pour écrire des histoires fantastiques, il faut créer un monde. Ce monde aura une géographie, une architecture, une économie… Si le roman tombe dans les mains d’un expert dans ces domaines, le résultat peut être très douloureux.

Mon ami P. (pour « Poustota », qui a passé trop de temps en Russie et y est apparemment devenu nihiliste), géologue de son état, fut le premier à déciller mes yeux. Un jour, à propos de rien, il annonça d’un air revenu de tout qu’il aimait les romans de fantasy mais que « les cartes, tout de même, je peux à peine les regarder. Un terrain, cela ne fonctionne pas comme ça. Les auteurs n’ont visiblement jamais entendu parler de géomorphologie dynamique. »
Je fis semblant de savoir de quoi il parlait (mensonge !) et, ravalant une sourde angoisse, je lui demandais des précisions d’un air détaché. Pour plus de clarté, je vous propose de mettre ses remarques en parallèle avec les œuvres du meilleur auteur de fantasy de tous les temps (si vous n’êtes pas d’accord avec mon choix de « meilleur auteur », nous pouvons régler cela par un duel à midi près des Carmes-Deschaux).

« Les montagnes sont des êtres grégaires et apparaissant souvent en groupes nommés chaines, » m’indiqua aimablement P.
Voilà qui commence bien :

(image : carte créée par le Weta Workshop pour le film "The Hobbit", distribué par Warner Bros. Pictures, sur un modèle original de Christopher Tolkien)

(image : carte créée par le Weta Workshop, sur un modèle original de Christopher Tolkien, pour le film « The Hobbit » distribué par Warner Bros. Pictures)

L’existence d’une montagne isolée pourrait apparemment fonctionner s’il s’agissait d’un volcan, ce que la présence du dragon Smaug pourrait d’ailleurs joliment symboliser. Cependant, le mont Solitaire n’est pas décrit comme un volcan dans le texte. De plus, cela n’expliquerait pas la présence côte à côte dans les mines de gemmes comme les rubis et les émeraudes, qui sont formées en présence d’éléments chimiques différents, avec en plus de l’or et d’autres métaux : ceux-ci n’apparaissent pas ensemble au même endroit dans la nature.

« Ces chaînes de montagnes ont tendance à former des alignements et se soumettent rarement à la beauté symétrique de l’angle droit, poursuivit P.
« Les lacs sont rarement visibles à l’échelle d’un continent.
« Ces mêmes lacs sont généralement le fruit de processus glaciaires ou tectono-volcaniques : les plaines sont de mauvaises candidates pour les accueillir. »
Aïe.

(image : illustration pour "Le Seigneur des Anneaux", sur un dessin d'origine de Christopher Tolkien)

(image : illustration pour « Le Seigneur des Anneaux », sur un dessin d’origine de Christopher Tolkien)

Bonne nouvelle : Mordor est impossible, donc (CQFD) Mordor n’existe pas et nous pouvons dormir tranquilles. Mauvaise nouvelle : la mer intérieure (lac) de Helkar, où la vie est apparue sur la Terre du Milieu en commençant pas les elfes, est probablement impossible aussi et l’humanité n’existe donc peut-être pas. Nous ne sommes qu’un songe.
(Les elfes n’existent pas non plus, mais si vous avez plus de huit ans vous deviez déjà être au courant de ce triste état des choses.)

Pour comparaison, voici une image du relief entourant un véritable lac, le Baïkal.

Pour comparaison, voici une image du relief entourant un véritable lac, le Baïkal. On peut constater que ce sont les collines et montagnes autour du lac qui retiennent l’eau et expliquent sa présence.

« La méandricité (forme) d’une rivière ne dépend malheureusement que de la pente de son débit et du sol sous-jacent, pas de l’esthétique qu’elle peut avoir sur une carte, poursuivit notre expert.
« Corolaire : Un canyon ou des gorges enfoncées ne peuvent exister dans une plaine fertile…
« En réalité, ce qui me choque plus que tout affront fait aux théories orogéniques, ce sont les explications douteuses parfois introduites dans le récit pour expliquer la présence de telle rivière ou de tel climat. Cela me force à prêter attention au terrain et aux cartes, et mon jugement critique suspendu le temps du récit réapparait : « That’s not how it works, THAT’S NOT HOW ANY OF THIS WORKS! »
« Cela m’amène à haïr les méconnaissances des processus de géologie physique chez la plupart des écrivains de fantasy. Surtout lorsqu’ils dessinent une carte, » conclut P.

J’ai dessiné des cartes. Beaucoup. Me souvenant de mes propres montagnes carrées en frissonnant, je répondis d’un air coupable : « Peut-être que, la plupart du temps, les cartes ne sont pas faites pour être prise au premier degré. Par exemple, dans mon cas elles ont plutôt pour objet d’évoquer les atlas fantaisistes du Moyen-âge, qui reflétaient souvent une vision spirituelle du monde fondée sur la culture traditionnelle plutôt que de chercher à le décrire de manière objective. »
Au vu du regard méprisant que me lança P., je doute que mon argument fut accepté.

Nous ne sommes pas au bout de nos peines. Les romans de fantaisie appellent souvent des illustrations par des dessinateurs, voire des mises en image au cinéma. Malheureusement, des détails qui échappent au commun des mortels comme moi peuvent clignoter en rouge aux yeux de personnes plus éduquées. Tournons-nous vers mon amie Hélène, ingénieur dans le domaine des bâtiments-travaux publiques. La première fois qu’Hélène a regardé l’adaptation par Peter Jackson du premier tome du « Seigneur des Anneaux », « La Communauté de l’Anneau », elle a fait une grande découverte : chers amis, les Nains du Premier Age du monde étaient vraiment très en avance sur nous puisqu’ils ont découvert le béton armé (béton renforcé de l’intérieur par une structure en acier, technique utilisée depuis la seconde moitié 19e siècle).
Regardez : ceci est une sorte d’aqueduc en ruine que l’on aperçoit non loin de l’entrée des mines de Moria dans le film de Peter Jackson.

(image tirée du film "The Fellowship of the Ring", réalisé par Peter Jackson et distribué par New Line Cinema)

(image tirée du film « The Fellowship of the Ring », réalisé par Peter Jackson et distribué par New Line Cinema)

Contrastons-le avec ceci :

Aqueduc du Gier à Chanopost, dans le Rhône. L'image provient du site http://www.ewiranda.org/ consacré à l'archéologie du pays ségusiave.

Aqueduc du Gier à Chanopost, dans le Rhône. L’image provient du site http://www.ewiranda.org/ consacré à l’archéologie du pays ségusiave.

Voici un véritable aqueduc romain en ruine. Notez que les intempéries ont usé les pierres différemment et, surtout, de manière asymétrique car il n’y a aucune raison que les vents et les pluies (voire les dragons furieux) attaquent un aqueduc exactement de la même manière par l’est et l’ouest.

Maintenant, voyons à nouveau l’aqueduc des Nains. Il est brisé de façon beaucoup moins adoucie, ce qui suggère l’usage de béton, et surtout deux pierres font saillie de manière exactement symétrique. Pour un ingénieur, cela crie le fait qu’elles sont soutenues par des armatures métalliques symétriques à l’intérieur. Les nains étaient vraiment très forts. Je ne comprends pas pourquoi ils ne dominent pas le monde.

Moria2

Evidemment, ceci est une maquette ou une création CGI. Ce qui veut dire que, malgré tout leur talent, les créateurs du Weta Workshop (responsable des concepts et des maquettes de décors pour « Le Seigneur des Anneaux » et « Le Hobbit ») ont réussi à se mettre le doigt dans l’œil bêtement. Qu’avons-nous comme chance de ne pas nous mettre le doigt dans l’œil en décrivant ou illustrant un récit, nous pauvres mortels ? Aucune, soyons honnêtes. Toute personne écrivant un récit fantastique finira, c’est inévitable, par torturer un ingénieur ou un scientifique.

La mort dans l’âme, je me tournais vers une dernière amie, Alexe. Alexe est biologiste de son état et, histoire de planter le dernier clou dans le cercueil, je lui demandai si elle voulait aussi, en tant que scientifique, dire du mal des romans et films de fantasy. Sa réponse (citée dans ses termes) me surprit :
« Plus j’y pense, plus j’arrive à la même conclusion: j’aime, que dis-je? j’adore la fantasy car c’est un autre monde et je n’ai pas à y réfléchir à la Science et autres obligations.
« Parfois, en revanche, j’ai envie de m’arracher les cheveux quand les scénaristes de films qui se disent de réflexion/intellectuels/réalistes se la jouent « moi la science, je fais ça les deux doigts dans le nez, les yeux fermés en sautant à cloche pied ». Mais, pour la fantasy, tout est possible. Alors pourquoi se taper la tête avec la batte de baseball de la réalité? »

Conquise par ce détachement et ce calme presque bouddhiste, je me sentis rassérénée. Mais, erreur grossière, je poussai ma chance en demandant à Alexe des exemples d’œuvres sérieuses qui lui donnaient envie de s’arracher les cheveux.

« J’adore la série Big Bang Theory. Je l’adore, vraiment, me répondit Alexe. Mais une partie des scènes me rendent automatiquement folle : c’est lorsqu’ils vont dans le labo de neurobiologie d’Amy, l’un des personnages. Non seulement la biologie, c’est ce que je connais, mais en plus l’actrice a une vraie thèse en neurobiologie et elle devrait connaitre la réalité d’un labo. Pourtant :
« Amy et Sheldon mangent dans le labo! et sur la même table que les manips! C’est HORRIBLE.
« Amy dissèque un cerveau sans gants.
« Amy quitte le labo avec ses gants bleus alors qu’ils sont contaminés
« Tout le monde entre comme dans un moulin dans le labo…
« Le premier point me donne des pulsions meurtrières, car la nourriture dans un labo de biologie, ça ne se fait absolument pas ! Le reste, je le comprends, c’est une série pas un documentaire. Mais ça… »

Je reculais de quelques pas alors qu’Alexe, grondant de rage et entourée d’un nuage de fumée, commençait à ressembler de plus en plus à Smaug le Terrible.

Quoi que vous écriviez, sachez par avance que vous ferez des erreurs douloureuses et qu’une armée de gentils scientifiques et ingénieurs pleureront probablement des larmes de rage à chaque fois qu’ils entendent le nom de vos œuvres. J’espère avoir illuminé votre journée avec cette information, comme d’habitude, et ne vous avoir en rien découragé ou donné envie de vous arracher vous-même les cheveux.

Je serre aussi la main avec compassion à tout journaliste qui passerait pas là et ne pourrait pas, lui ou elle, rassurer les populations en disant « mais cela reste de la fiction ». Mes amis, je ne pousserai plus jamais de cris furieux en voyant un tout petit détail fautif dans un article de journal autrement intelligent et qui cite bien ses sources. Pardon, pardon. Mes standards de précision viennent de prendre un coup sérieux.

Tout ce travail nécessaire qui échappera à 90% des lecteurs, c’est déprimant. Mais qu’est-ce qui nous prend aussi à vouloir faire du bon travail plutôt que de nous la couler douce grâce à l’esbroufe ?

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Travail optionnel à faire chez vous :

– Dans les commentaires, tapez sur les livres que vous avez lu et qui contredisent vos connaissances techniques ou scientifiques. Schémas bienvenus à l’appui.

– Défendez votre auteur préféré en citant le principe de « willing suspension of disbelief » ou en faisant référence aux travaux de terraformation de Morgoth qui expliquent certaines particularités de la carte du Seigneur des Anneaux (merci à mon ami François pour cette idée)

– Critiquez cette carte, dessinée par moi, selon les critères de P. le géologue.

Vallée des Rouvres & du Nord-Est de la plaine du Levant

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10 réponses à “Comment torturer des experts grâce à un roman de fantasy

  1. Salut alors pour un fan du seigneur des anneaux comme moi ces détails si étranges à tes yeux sont facilement démontables par- comme tu le dit si bien- un « expert »! En fait dans le Silmarillon, Tolkien explique que les montagnes du Mordor ont été créées par Sauron pour protéger sa forteresse de Barad-Dur. Toutes les Autres montagnes, mers, lacs, rivières ont été crées par des Dieux et non pas par un phénomène naturel ce qui explique des incohérences physiques ici rendues magiques.
    Pour le reste tiré du film je suis d’accord avec toi c’est un navet in supportable à coté du chef d’œuvre littéraire

  2. Bonjour, alors pour répondre à la question, je suis cavalière, et quand je vois des chevaux dans un film historique ou fantastique, avec les beaux costumes et harnachements ouvragés trop beaux, j’ai mon oeil torve systématiquement attiré par l’éclat argenté des mors qui, eux, sortent toujours du Décathlon du coin. Ca fait pas si longtemps que l’acier inoxydable existe et ça a beau être un minuscule détail, ça me fait coincer de la muserolle. Aussi, quand j’ai lu le premier tome des Chroniques de Narnia à 8 ans, j’ai haï tout le bouquin juste parce qu’Aslan y est décrit comme tellement plus beau qu’un « misérable cheval ». Non mais ho. T’as déjà vu un canasson en vrai, Lewis? On dirait pas.

    • Lewis a dit ça ?! Je ne m’en souvenais pas. C’est un scandale. Je suis sure qu’il est tombé d’un cheval quand il était petit, c’est la seule explication.

      Je sens que l’idée des mors Décathlon va me poursuivre à jamais maintenant. Sans vouloir te torturer encore plus avec des histoires de chevaux, j’ai toujours eu un faible pour les « zèbres » joués par des chevaux peints au cinéma. On les reconnait notamment parce que de temps en temps on remarque que quelqu’un a omis de faire ressembler la queue touffue du brave cheval à une queue de zèbre… http://cutthroat.permissiontokill.com/files/2011/03/Sheena-11.png

      • Je pense que c’est le traducteur qui est à mettre au pilori pour cette infamie. J’ai lu le bouquin en anglais il y a quelques années et je ne crois pas que les chevaux en prenaient autant pour leur grade. Mais je vais faire plus d’un cauchemar épouvantable à propos de chimères zèbre-cheval à présent. Merci >_<

  3. T’ai je parlé de 2012? Ce grand film comique?

    • Dis-m’en plus ! 😀

      • Tout d’abord un petit liminaire pour tes lecteurs, je suis ingénieur electro-nucleaire et j’ai suivi des cours poussés d’astrophysique et de mécanique quantique. De plus j’ai toujours eu un attrait pour les avions, et les grosses bêtes à écailles volantes.

        Sinon je ne sais où commencer, mais je tâcherai de faire court, et j’implore ton pardon pour les fautes de français qui pourraient se glisser dans ma prose.

        Donc commençons par un synopsis de ce film : 2012

        Il nous raconte la fin d’une ère de l’humanité prédite par les maya et qui se terminera par la fin du monde humain, des continents etc…

        En passant outre le fait que la civilisation maya s’est quasi éteinte vers le IXeme siècle de notre calendrier, et que donc la prédictions à 1 millénaire c’est déjà du gros pipo, le calendrier maya est composé de comptes long d’années, et qu’il ne se termine donc pas en 2012.

        Sinon du point de vue de l’élément déclencheur, l’augmentation des interactions des neutrinos avec la matière… Comment dire… Nous regardons l’univers, depuis la terre, et ce que nous y voyons nous indique que selon les théories actuelles les interactions neutrino / matière n’ont pas changés en 14 milliards d’années. Alors je reste dubitatif sur un changement brusque…

        De plus un détecteur de neutrinos est, pour faire simple, une grosse, très grosse cuve d’eau. Et la détection se fait quand un neutrino vient taper une particule du détecteur. Ce qui est un événement rarissime. Sur 10 milliards de neutrinos qui traversent la Terre, un seul va interagir avec les atomes constituant la Terre. Donc si on arrive à faire bouillir un cuve d’eau enterrée à quelques kilomètres sous la roche, je ne donne pas cher des scientifiques à côté. Et les océans devraient bouillir.

        Ensuite, et là je pense que P sera d’accord avec moi, la destruction de LA est ridicule, avec la croûte terrestre qui se comporte comme une plaque de glace aspirée par les océans. Les océans qui n’émettent pas un pet de vapeur au contact du manteau qui doit traîner par là…

        En plus on a un avion qui décolle alors que la piste est entraînée vers le bas, ce qui doit générer un tel appel d’air qu’il devrait être cabré pour simplement rester à la même altitude.

        Je passe l’épisode avec l’An-500, une version théorique du plus gros porteur au monde. Il est plausible, sans trop faire appel à l’ellipse.

        Par contre la fin est juste pas crédible, avec des arches qui attendent le reflux des eaux d’inondation… Comme si les océans avaient brusquement augmenté de volume. Bref tout ça pour pouvoir finir sur un parallèle avec le Déluge (cf. Livre de la Genèse chapitres 6 à 9).

        Voilà, et encore, j’ai laissé tombé certaines parties. En tout cas, j’aurai bien rigolé en regardant ce film, grâce à toutes les incohérences du scénario.

        • « Augmentation de l’interaction des neutrinos avec la matière » ? QUOIIIII ? Je me plie de rire plus douloureusement que si des neutrinos avaient commencé à interagir violemment avec ma matière. Aïe, je viens de m’en prendre un dans le plexus. Merci de m’avoir fait autant rire.
          [précision après question d’une amie littéraire : les neutrinos sont des particules extrêmement petites qui ont justement pour particularité de traverser la matière « habituelle » sans interagir avec elle – ils sont « neutres » pour la matière. D’où le fait qu’il soit très difficile de les détecter pour nous, êtres matériels dotés d’équipements non moins matériels.]

          La question du volume des océans me passionne soudain. J’avais plus ou moins supposé en voyant l’affiche que c’était une question de réchauffement climatique et que la banquise était partie en fumée (elle brûlait de rage suite aux entorses aux lois de la physique), mais d’une part je n’ai pas vu le film et d’autre part comme l’explication n’était pas disponibles aux auteurs d’histoires de déluge anciennes, je me demande du coup comment ils se représentaient les choses. Où passe l’eau après le déluge ? D’où vient l’eau du déluge ?

  4. J’adore !

    • Ça c’est gentil, mais tu écris des commentaires tellement gentils à chaque fois que les gens vont penser que je t’ai inventée pour que mon blog ait l’air plus populaire. Non ! Hélène existe !

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