Mode d’Emploi : j’ai essayé d’apprendre une langue étrangère en quinze jours comme le promettent les publicités sur internet and so can you.

Chers amis, chers visiteurs,

Depuis un an ou deux, à chaque fois que je consulte un site d’information ou de culture, je constate la présence parmi les publicités des annonces du site « Babbel ».

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Ces publicités promettent que vous pouvez « Learn a language in two weeks! », « Learn a language in three weeks! ». Voire même, dans un grand moment de publicité mensongère, « Learn a language in just 15 hours! ». Ce raz-de-marée de publicités pour Babbel est peut-être lié à mon historique internet – je consulte quotidiennement des dictionnaires de langues en ligne pour mon travail et mes études et les Illuminati chez Google ont donc bien identifié mes centres d’intérêt, pour une fois : ils ont en tout cas compris que j’en ai vraiment assez de parler français. Cependant je suppute que, s’il vous arrive de lire le Guardian dans le texte ou Slate.com en ligne depuis un ordinateur ou un smartphone en France, vous avez dû, vous aussi, voir ces publicités (et vous avez aussi eu envie de mettre le feu au siège de cette boite qui tente de vous inspirer de doux rêves qui seront forcément déçus).

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En règle générale, comme toute personne normalement constituée, j’ignore toute publicité en ligne. Mais, d’une part, celles-ci touchent un point sensible chez moi car je perds nettement plus de trois semaines par an à essayer d’apprendre de nouvelles langues – comme le dirait maman avec ses tournures de phrase charmantes qui datent de la Belle Epoque, les langues sont « ma danseuse ». D’autre part, la jolie demoiselle qui vous promets d’apprendre une langue en trois semaines sur les publicités se trouve être le sosie de ma bonne copine Amel, musicienne de son état, qui justement écrit des chansons en anglais (cependant elle n’a pas, à ma connaissance, appris la langue en trois semaines – à la surprise générale, les gens qui travaillent le plus le sujet semblent être ceux qui parlent le mieux anglais). Suite à cette ressemblance, j’ai perpétuellement l’impression qu’une copine me dit « va donc travailler tes langues » via internet, ce qui, vous en conviendrez, est troublant dans la mesure où cela ressemble beaucoup à un début de délire paranoïaque.

Bref, j’ai décidé de me renseigner, d’ouvrir ce fichu site et même de m’y inscrire pour voir ce que cela donnait. Or, il se trouve que je pense pouvoir donner un avis relativement érudit. Pourquoi ? Parce que je n’ai pas attendu l’existence de l’application Babbel pour essayer vainement d’apprendre des langues en quinze jours. Je suis donc en mesure de comparer ma méthode (et mes résultats limités) avec celle du site !

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◊ Une Belle Histoire de ma Mère-grand : Comment j’ai essayé d’apprendre le mongol en une semaine, mais surtout en huit heures dans l’avion ◊

La personne responsable et coupable dans cette affaire est facile à trouver : il s’agit de mon amie MeryllB, qui par ailleurs possède un excellent blog que vous conseille vivement si vous n’avez pas peur de l’argot et des designs de site imaginés dans les années 2000 qui font très mal aux yeux. Allez le constater vous-même en cliquant sur ce lien : elle écrit magnifiquement et c’est un génie de la comédie (notons qu’elle ne le fait pas toujours exprès).

Or donc, il y a cinq ans, Meryll m’envoie un message disant, en substance : « j’ai décidé d’aller me perdre à cheval en Mongolie dans la steppe, de geler tous les soirs sous une tente et de ne pas pouvoir prendre de douche pendant une semaine. Veux-tu venir avec moi ? ». Oui, je voulais. Une semaine avant le départ, Meryll, personne sociable, m’informe qu’elle s’est fait une amie mongole travaillant à l’ambassade de ce beau pays et qu’elle l’a invitée à prendre un café pour que celle-ci lui apprenne les rudiments de la langue mongole.

Scandale et embrasement dans ma tête. Je suis normalement la Personne La Moins Compétitive du Monde™, statut qui s’applique pour le travail, l’amour et ma position sur l’échelle sociale (« de toute façon, pas besoin de faire d’effort car la société, c’est nul » me dis-je souvent avec une profondeur d’analyse qui me surprend moi-même et n’est pas sans rappeler les fulgurances de Pierre Bourdieu). En revanche, j’ai fait une classe prépa et il m’est totalement impossible de tolérer que quelqu’un étudie mieux que moi sans réagir. De ce fait, pour empêcher Meryll de parler mongol mieux que moi à son arrivée, je suis sortie de chez moi aussi sec pour me rendre chez Gibert dans le quartier latin et j’y ai acheté ce livre fatidique qui a tout changé, « Colloquial Mongolian : The Complete Course for Beginners ». Notre société n’est finalement pas si horrible si ce genre de chose est disponible dans le commerce.

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Je précise pour le contexte que Meryll a une maîtrise d’anglais et qu’elle parle couramment allemand et japonais (à l’époque où se déroule cette anecdote, elle habitait et travaillait au Japon depuis six ans). De mon côté, à l’époque, je parlais déjà anglais et japonais couramment, allemand si on me poussait, et j’avais déjà fait un an de chinois (à ce propos, j’ai eu l’occasion de parler chinois en Mongolie avec une jeune femme mongole qui avait fait des études en Chine – la Chine a de plus en plus ses entrées partout). Meryll et moi n’avions donc ni l’une ni l’autre peur de nous lancer dans une langue, ce qui est un point important. De plus, mon apprentissage du japonais et du chinois en tant qu’adulte (j’ai commencé le japonais alors que j’avais 21 ans et le chinois mandarin à 27 ans) me permettait d’avoir une idée très claire de ce qu’il y a à faire quand on commence une langue : je pouvais reprendre les trucs et les méthodes de mes professeurs japonais et chinois pour les appliquer au mongol.

Leçon Utile n°1 : Ne pas avoir peur de se lancer. Une langue étrangère ne vous mangera pas (et, sauf si vous êtes l’héroïne linguiste du film Arrival de Denis Villeneuve, elle ne vous fera pas voir la mort infantile via une maladie congénitale de votre future fille ; néanmoins, et le film est à ce titre très réaliste, elle modifiera probablement le fonctionnement de votre cerveau de manière sensible).

Le destin a voulu que « Colloquial Mongolian » soit un bon livre (chose que j’ai eu du mal à retrouver ensuite en voulant apprendre d’autre langues dites « rares ») : il contient des exemples simples et clairs en nombre suffisant, suffisamment d’explications grammaticales pour ne pas changer l’élève en perroquet qui ne fait que répéter des phrases sans comprendre, et surtout il contient des CDs. Armée de ce livre, j’ai donc été capable de faire de véritables progrès, ce qui m’a laissé croire qu’apprendre les rudiments d’une langue en quelques jours avant un voyage était une proposition tenable.

Leçon Utile n°2 : Lorsque vous voulez apprendre une langue de manière autonome, choisissez une méthode avec des exemples, quelques explications grammaticales au moins et surtout des CDs.

Je me suis plongée dans ce bel ouvrage (j’avais une semaine devant moi : facile !) et j’ai appris des choses fort utiles : la formule de salutation qui sert tout le temps (« Сайн байна уу? »), merci (« баярлалаа ! »), s’il te plait, je suis française, je m’appelle HW, etc. J’ai aussi appris quelques termes de politesse, les équivalents de « monsieur, madame, etc. ». J’en ai par la suite appris d’autres sur place – par exemple, « ах » (le « x » final se prononce plutôt comme un « r »), qui signifie « grand frère », est un terme de respect/familiarité lorsqu’on l’accroche à un nom.

De plus, j’ai appris que le mongol de la république de Mongolie (à ne pas confondre avec la Mongolie-Intérieure, région semi-autonome chinoise, où une écriture différente est utilisée) s’écrit avec des caractères cyrilliques car la Mongolie appartenait à la sphère d’influence de l’URSS durant la Guerre Froide. Or il est clair que, si je pouvais lire ces caractères, j’allais avoir beaucoup plus d’opportunités pour (1) apprendre de nouveaux mots en les lisant dans les musées, sur des menus de restaurants, sur des panneaux (2) frimer en lisant des choses sans les comprendre mais en faisant semblant et éviter de me perdre au milieu de la capitale Улаанбаатар, pardon Oulan Bator, car je serais capable de lire les noms des rues. J’ai donc passé une grande partie de cette semaine de préparation à apprendre les caractères cyrilliques et leur prononciation en mongol. J’étais aussi guidée par mon expérience en tant qu’élève de langues : à chaque fois que j’ai commencé à apprendre une langue asiatique avec un prof, la première chose que le prof a faite a été de nous faire apprendre l’écriture phonétique appropriée pour la langue (hiragana et katakana japonais, pinyin chinois). Les bénéfices de l’exercice ne sont pas uniquement du domaine de la reconnaissance visuelle : cela permet aussi de fixer dans l’esprit de l’étudiant le système phonique de la langue, et de ne plus passer par une équivalence en français des sons. Par exemple, en mongol, il existe un son « r » qui est proche du « l ». Le mot qui signifie « tente » ou « yourte » se dit « Гэр »/« gèr » (à lire comme je mot « guerre » en français) avec un « r/l » à la fin. Ce « r/l » n’est pas pratique à écrire en caractère latins/français, mais si on sait l’écrire en cyrillique, on ne risque plus de se tromper en le lisant ou en le disant – on sait que c’est le son « r/l », pas un « r » français.

Par ailleurs, une autre chose utile à savoir est la question « c’est quoi », qui permet d’améliorer son vocabulaire de la manière suivante. Tranquillement installé sur son cheval au milieu de la steppe, on montre quelque chose d’un geste de la main :

« Нэргүй ах, энэ юу вэ?
– Бороо !
– Энэ юу вэ?
– Гол !
– Энэ юу вэ?
– Морь ! »

C’est-à-dire :

« Grand frère Nergüi, c’est quoi ?
– La pluie !
– C’est quoi ?
– La rivière !
– C’est quoi ?
– Un cheval ! »

Et ad infinitum jusqu’à ce qu’il perdre patience et propose de faire la course en espérant te perdre dans la steppe pour ne plus avoir à répondre à tes questions incessantes. De plus, en changeant le mot interrogatif, on peut aussi demander « Bonjour, où est le monastère de Gandan ? » à Oulan-Bator de manière probablement peu grammaticalement correcte, mais efficace si j’en juge les résultats – le gentil monsieur à qui j’avais posé la question m’a poussée dans le bon bus.

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Genghis Khan/Чингис хаан est relativement satisfait de mes efforts.

Enfin, j’ai pris un soin particulier à apprendre les chiffres, qui sont très utiles pour acheter de la nourriture aux marchands ambulants dans la rue à Oulan-Bator. A la fin, j’avais donc les rudiments nécessaires pour tenir une conversation brève, par exemple :

« Bonjour ! Deux, euh, « pommes » (dis-je en lisant phonétiquement le petit panneau devant l’étalage de pommes) !
– Ha ha ha ha ha tu essaye de parler mongol avec ta tronche d’étrangère, c’est mignon. (ou plutôt « xhiecunkenkjhkhjkjhjkh » dont je ne comprends pas un traitre mot, mais que je traduis ainsi dans le contexte). Voilà, deux pommes, c’est 850 tugrik.
– 850 tugrik, merci ! »

J’ai appris tout ceci en quelques soirées (c’est très faisable si on travaille avec ardeur pour montrer de quel bois on se chauffe à son amie MeryllB qui a pensé avant vous à apprendre les rudiments du mongol, la scélérate) mais surtout dans l’avion, où j’avais tout le loisir d’écouter mes CDs de mongol avec mon casque antibruit et de copier des mots de vocabulaire sans être interrompue par le travail ou par un garçon séduisant ou par une copine qui me propose d’aller manger une crêpe pour me raconter ses dernières aventures sentimentales. On a toujours beaucoup moins de temps devant soi qu’on ne le croit lorsque l’on veut apprendre une langue étrangère.

Leçon Utile n°3 : lorsqu’on veut apprendre rapidement les rudiments d’une langue, il est intéressant de se concentrer en premier sur les formules de politesses, les chiffres, le verbe être (pour se présenter) et la forme interrogative. Si, comme moi, vous avez une mémoire visuelle dominante, il peut aussi être intéressant d’apprendre immédiatement l’écriture car elle permet aussi de se souvenir de la prononciation correcte beaucoup mieux qu’une translittération en caractères latins, mais aussi d’acquérir plus vite du vocabulaire en le lisant sur place.

Leçon Utile n°4 : Même si vous n’avez que huit heures dans l’avion pour le faire, cela vaut toujours le coup de se mettre à une langue. Huit heures de mongol valent mieux que pas de mongol du tout. Quatre heures, deux heures de mongol valent aussi mieux que pas de mongol du tout. Et en une demi-heure, vous pouvez apprendre à dire « bonjour », « s’il vous plait » et « merci », ce qui est déjà un progrès exponentiel par rapport à ne connaître aucun mot mongol.

Le résultat de mon apprentissage express du mongol, quoique très limité, était suffisant pour que nos hôtes sur place en soient particulièrement réjouis. Par exemple, mon niveau en mongol était suffisant pour comprendre, voire faire, quelques plaisanteries. L’un des guides-cavaliers, qui cachait sous son air bourru de rude éleveur de la steppe un sens de l’humour fort sympathique, m’a par exemple rétorqué alors que, cheminant à cheval à ses côtés, je traitais ma monture qui se prenait les pieds dans l’herbe de «Тэнэг морь » (« cheval stupide »), « tu parles du cheval ou de moi quand tu dis ça ? ». Rire général, et par la même occasion je venais d’apprendre à insulter quelqu’un en mongol efficacement et de manière variée : il suffit de trouver un nom d’animal et d’ajouter « stupide » devant.

Au гэр - chevaux et offrandes

Ci-dessus : un attroupement de Тэнэг морь. Sur la droite, ce que vous apercevez une bouteille de vodka destinée à faire des offrandes aux dieux (je le jure).

 

Dans la même veine, lorsque le même cavalier bourru a voulu essayer ma bombe d’équitation (est-il nécessaire de préciser que les cavaliers mongols des steppes sauvages ne portent pas de casque lorsqu’ils montent à cheval), j’ai pu lui dire d’un air convaincu « comme tu es beau ! » en mongol dans le texte, ce qui l’a fait devenir tout rouge et rire d’un air gêné pendant dix minutes. Enfin, le dernier soir de la présence de ma compagne d’aventure Meryll à Oulan Bator, nous sommes allées dîner dans un restaurant qui possédait un menu bilingue anglais-mongol (et servait du cheval bouilli). Après avoir choisi en lisant le côté anglais de la page, j’ai pu commander en mongol en lisant phonétiquement l’item correspondant en mongol (sans y comprendre un traitre mot) et en ajoutant « s’il vous plait » à la fin. La jeune serveuse du restaurant, bon public, a applaudi. Je fais une pause ici pour préciser que, et vous vous en rendez bien compte puisque je vous ai tout dit de ma méthode, je ne suis pas en train de dire que j’avais fait des progrès incroyables et extraordinaires. Mais j’avais fait assez de progrès avec cette méthode (et Meryll aussi de son côté, avec des méthodes différentes) pour avoir de meilleurs rapports avec les gens, ce qui est important. De plus, si j’étais venue en Mongolie avec l’idée de véritablement apprendre la langue et d’y rester longtemps, cela aurait encouragé les gens à m’apprendre de nouveaux mots et à parler avec moi, ce qui bien entendu m’aurait aidé à m’améliorer plus vite.

Pour finir, un grand moment de bonheur linguistique m’a été offert au moment du retour, dans le minuscule aéroport d’Oulan Bator, alors que je montrais mon passeport à l’employé de service, un monsieur d’âge moyen, visiblement à la fin de son quart (il était six heures du matin) et qui ne demandait qu’à aller dormir. Mon passeport avait été trimbalé dans un sac trop rempli à dos de cheval pendant une semaine, le cheval s’était un peu baigné dans une rivière avec mon sac sur le dos, et la colle de la reliure du passeport avait en outre pris la pluie de toute la Mongolie dans la figure. Lorsque l’employé de l’aéroport a ouvert un peu énergiquement mon passeport, la colle a abandonné et l’intérieur s’est détaché de la couverture. L’employé âgé est immédiatement allé chercher un autre employé qui parlait anglais. Celui-ci, fort bel homme d’ailleurs, avec un visage de faucon et un sourire sarcastique, m’indiqua en anglais fort correct que mon passeport déchiré n’était plus valable.

« Soyez compréhensif, lui dis-je, en anglais aussi. J’ai fait une randonnée à cheval, le sac dans lequel était mon passeport a été trempé par la pluie et il est même tombé dans une rivière. »

Après avoir laissé échapper un ricanement moqueur, le bel homme se retourna vers l’autre employé et lui fit un résumé de la situation en mongol. Au milieu des phrases incompréhensibles, j’entendis et je compris soudain trois mot : le mot « cheval », le mot « pluie » et le mot « rivière ». Ce fut magique. En un instant, j’eu la certitude que, si je continuais à l’étudier, cette langue des steppes pouvait s’ouvrir à moi et se laisser percer à jour par moi, humble française venue d’outre-Russie. Mon cœur se remplit d’une céleste joie et je repris mon passeport avec un sourire de bouddha qui vient d’atteindre l’illumination.

Finalement, ils m’ont laissée remonter dans l’avion. J’étais presque déçue, j’aurais été parfaitement heureuse d’avoir un prétexte pour rester plus longtemps. Ainsi se termina mon apprentissage express du mongol car, malheureusement, j’avais trop de travail pour continuer à l’apprendre régulièrement une fois rentrée en France. Je m’y remettrai certainement un jour (Inch’Allah). D’ailleurs, j’ai rouvert le fameux manuel de Colloquial Mongolian pour vérifier l’orthographe de mes exemples, et réussir à lire de petites phrases en mongol après toutes ses années est merveilleux.

Stupa et ovoo

La Mongolie, ce pays si laid où je meurs d’envie de retourner depuis cinq ans.

J’espère ici vous avoir donné une image réaliste, ni décourageante ni mensongère, de ce que c’est que d’essayer d’apprendre une langue en quelques jours. J’ajoute que, après le presque-succès de cette expérience, j’ai décidé de ne plus aller dans un pays sans avoir tenté la même chose. Cela m’a, par exemple, amenée à essayer d’apprendre les rudiments du vietnamiens en huit heures dans un avion pour me rendre au mariage d’une amie très chère qui se trouve être vietnamienne naturalisée française (je voulais me donner un mois pour étudier cette langue fort intéressante et témoigner de mon affection à mon amie, une jeune personne remarquable, mais le travail s’est mis en travers de ma route et je n’ai pu m’y mettre que dans l’avion – ça aussi, pour parler de manière réaliste, cela arrive quand on veut apprendre une langue étrangère avant un voyage). Le résultat en vietnamien a été très comparable à celui que j’avais obtenu en mongol quelques années plus tôt, voire un peu meilleur car j’ai maintenant l’habitude du processus. Un jour, si Dieu le veut, je trouverai aussi un moyen de m’y prendre plus tôt pour avoir vraiment quinze jours de travail !

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Le vietnamien, langue des mille petits accents qui semblent gigoter sur les feuilles de cahier après huit heures d’avion.

Toujours dans un esprit de réalisme, il convient de noter que ma résolution d’apprendre les rudiments de la langue de chaque pays que je visite demande un certain niveau d’effort. Comme me l’a dit une amie française également invitée au mariage vietnamien, amie qui ne peut être taxée de paresse étant donné son niveau d’études et la teneur de son travail : « HW, tu as vraiment passé tout le voyage en avion à copier du vocabulaire vietnamien et à apprendre le système d’écriture par cœur ? Moi, j’ai regardé Kung-Fu Panda… »

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Fin de l’histoire. Maintenant que nous avons un point de comparaison, revenons-en à cette application qui fait de la publicité mensongère (« apprendre une langue en 15 heures »… Non mais…), la biblique Babbel.

Je me suis inscrite sur le site, j’ai constaté avec tristesse que mongol et vietnamien, deux langages dans lesquels je voudrais m’améliorer, n’étaient pas disponibles, et j’ai essayé leur méthode avec le danois car j’ai toujours voulu parler une langue nordique. Leur méthode est-elle, en fait d’efficacité, équivalente à la mienne qui consiste à trouver un bouquin et créer soi-même ses cours ? Est-elle beaucoup mieux ? Vais-je parler danois en 15 heures par magie,  à la manière de l’esprit du Christ descendant sur moi et me donnant le don des langues comme à ses apôtres ?

Premièrement, d’un point de vue pratique, il s’agit d’une application automatique – vous n’aurez aucun contact avec un professeur, ce qui est compréhensible étant donné le prix. Cela ne me change d’ailleurs pas de ma méthode d’asociale « un bouquin, un CD et c’est tout ». La première leçon sur Babbel est gratuite, mais il y a ensuite un paywall. Cependant, le site n’est vraiment pas cher (4.95 à 9.95€ par mois selon le nombre de mois commandés ; pour « apprendre une langue en quinze jours », il vous faudra donc débourser 9.95€ pour un mois). Pour comparaison, l’accès à la formation en langues Rosetta Stone (une formation sérieuse reconnue par les gouvernements et les ONG) coûte de 150 à 180€ environ. De plus, les leçons de Babbel sont proposées par tranches de 10 min, ce qui fait qu’elles peuvent facilement s’intégrer dans l’emploi du temps d’une personne moderne et pressée. Tout ceci est fort raisonnable. Notez cependant que, peu confiants dans leurs propres publicités, les Hautes Autorités du site se gardent bien d’offrir des packages pour trois semaines ou, Yavhé nous en garde, pour quinze heures – le package le plus court est valable pour un mois.

Du point de vue de l’enseignement, la méthode me semble a priori être plutôt une méthode globale (c’est-à-dire la méthode dont la « méthode Assimil » que vous connaissez peut-être déjà est un dérivée ; elle contient beaucoup d’apprentissage par cœur par répétition et très peu d’analyse grammaticale). Au départ, l’application vous donne une phrase et que vous devez l’apprendre par répétition ; l’idée est de l’assimiler « naturellement », i.e. sans l’analyser grammaticalement et sans étudier sa structure ; idem avec les mots de vocabulaire. La phrase ou le mot est donné à l’écrit et lu à l’oral, ce qui est pratique (c’est l’équivalent du livre+CD en plus facile à manipuler). On me dit qu’il y a des leçons de grammaire lorsqu’on avance dans les cours, mais j’ai fortement l’impression qu’acheter un livre de grammaire séparé, plus analytique, sera une très bonne idée pour toute personne qui veut vraiment comprendre la langue.

Notez que la « méthode globale » apparemment mise en œuvre ici est excellente pour certaines choses : apprendre du vocabulaire, par exemple, car la répétition bête fonctionne très bien pour cela. De plus, l’application Babbel permet de choisir sur quel thème de vocabulaire on souhaite se concentrer (professionnel, touristique, sentimental…). Si les langues qui m’intéressent actuellement (vietnamien et mongol) étaient disponibles sur cette application, je débourserais l’argent et je me lancerais immédiatement. Cependant, je considérerais cela seulement comme un complément « en plus » d’un livre car, en bonne française passée par le système scolaire public français, si on ne me donne pas d’analyse grammaticale comprenant les mots COD, COI et Compléments Circonstanciels à faire, je me sens lésée.

De plus, l’application a un problème évident pour s’adapter aux niveaux supérieurs. Si vous souhaitez l’utiliser pour « améliorer votre anglais » déjà solide, vous aurez sans doute des problèmes pour obtenir des cours adaptés à votre niveau.

Après l’avoir ainsi testée (de manière un peu superficielle, je l’avoue), cette méthode me semble sympathique et facile d’accès quand on cherche une méthode « pour les nuls ». De plus, le prix est loin d’être du vol. J’ajoute que, en général, je suis par principe favorable à l’idée de donner du travail à des gens autant que possible plutôt qu’à des applications (certes, les applications font travailler des informaticiens, mais cela ne créé pas autant de travail que si on avait recours à des professeurs particuliers). Cependant, un professeur de langue ne coûte pas 9.95€ par mois au plus. Si on n’a pas le budget pour un professeur, l’application Babbel est sans conteste une solution.

Tout ceci n’est cependant pas magique et les publicités pour Babbel ne lasseront jamais de me hérisser. Jusqu’à ce qu’on trouve un moyen de nous apprendre l’indonésien avec une prise électrique branchée sur la moelle épinière comme pour apprendre le kung-fu à Neo dans Matrix, il n’y aura aucune excuse pour cette publicité :

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#neverforget

 

…et l’illusion qu’elle véhicule qu’on pourrait apprendre une langue comme ça, « pouf », « abracadabra » sans travail acharné et sans renoncer de temps en temps à regarder Kung-Fu Panda dans l’avion n’est que cela : une illusion. C’est un sujet qui me tient à cœur. Parfois, quand je rencontre quelqu’un pour la première fois, si je dis au cours de la conversation « je parle japonais et je me débrouille en chinois » on me dit que j’ai l’air, je cite, « de me la jouer ». Ca ne me viendrait honnêtement pas à l’idée. En effet, en arriver là ne fut en rien facile pour moi : je ne peux vraiment pas prétendre que je suis douée. En apprenant ces langues, je me suis surtout sentie stupide, bornée, le cerveau rouillé, irrécupérable, et j’ai copié des montagnes de caractères chinois et japonais dont j’ai immédiatement oublié la moitié, etc. Après ces expériences, je n’ai pas envie de me la jouer du tout, j’ai simplement envie de dire la chose suivante : apprendre une langue n’est pas facile, mais c’est possible pour tout le monde, même pour les gens lents, stupides et bornés comme moi, et vous n’avez donc pas besoin d’en avoir peur. Chaque nouveau mot de vocabulaire appris que vous entendrez et comprendrez dans la vraie vie, par exemple quand quelqu’un vous dit en chinois dans le texte que vous êtes jolie alors que vous traînez dans une rue populaire de la petite ville au pied du mont Wudang en Chine, sera un moment de bonheur qui donnera tout son sens à l’exercice (en revanche, un jour, un jeune chinois est venu me crier dessus alors que je buvais tranquillement un café dans un MacDo dans la ville de Xi’an, et là, je dois avouer que je n’ai pas compris un traître mot de ce qu’il me voulait – je dois donc continuer mes études). Cependant, en arriver là ne prendra probablement pas 15 heures. Et je n’ai toujours pas vu Kung-Fu Panda.

Je vous laisse sur une question : voulez-vous, ô lecteurs-commentateurs (qui êtes à 75% mes facebook friends, mais si vous ne l’êtes pas et que vous êtes arrivé par hasard et que vous avez décidé de rester après avoir trouvé un tutoriel de décoration de Noël sur mon site vous êtes les bienvenus aussi !) que je joue le jeu jusqu’au bout du bout et que je m’inscrive pour un mois sur Babbel (9.95€ à mes frais – et on dit que je ne me dépense pas assez pour la publicité de ce blog) pour apprendre pendant trois semaines une langue et aller constater sur place, dans le pays en question, si je la parle ou pas à la fin ? Me concentrant sur les langues des pays où j’ai éventuellement envie d’aller faire un tour l’année prochaine, voici les langues parmi lesquelles vous pouvez en choisir une pour me torturer et m’empêcher de regarder des films dans l’avion :

  • Suédois
  • Danois
  • Norvégien
  • Polonais

Votez, et je me précipiterai. Vous avez tout l’été pour hésiter car je pars en vacances dimanche (je vais principalement au Japon et je n’ai donc pas à apprendre une langue en huit heures dans l’avion).

Bien à vous, et en espérant que ce petit article ait pu vous être un tant soit peu utile,

HW

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Une dernière photographie de Mongolie pour nous souvenir que le monde est vaste et plein de merveilles.

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Chers lecteurs des petites notes en fin d’article (vous êtes les meilleurs lecteurs), une petite page de publicité pour vous raconter le futur de ce blog ! Cette publicité ne devrait pas être mensongère, en effet je n’y promets pas de vous apprendre une langue en quinze heures.

Pour ne pas pouvoir me défiler et laisser passer des mois avant le prochain article, je publie ici mon programme des mois à venir. N’hésitez pas à vous abonner si certains items vous intéressent, en effet je ne vais pas vous manger.

  • Premièrement, puisque l’été est la période des questionnaires sur la plage, le « Quiz Phénix » qui fait suite au « Terrifiant Quiz Dragon » sera publié d’ici le 20 août !
    Edit. : C’est fait ! Vous trouverez le « Fabuleux Quiz Phénix » ici.
  • Deuxièmement, je pars au Japon fin août-début septembre et, à mon retour en septembre, je compte rédiger un petit guide sur l’ascension du mont Fuji. Pourquoi ? Parce que je l’ai déjà faite deux fois par deux routes différentes et, le dieu Arès le permettant, je l’aurai peut-être faite trois fois (…via une troisième route) à la rentrée. Je ne suis donc pas la moins bien placée pour en parler. En attendant, si vous voulez entendre parler de gaijin perdue dans les montagnes du Japon, il y a déjà un article là-dessus.
  • Ensuite, évidemment, ce sera Halloween et son cortège de déguisements et de DIY sinistres. Qui pourrait résister à cette perspective ?
  • Enfin, également à la rentrée, je vais céder et « faire avancer le marketing de mon site » en créant une page facebook dédiée, qui vous permettra de savoir quand un nouvel article est publié sans forcément avouer votre adresse e-mail à wordpress et à moi via la formule d’abonnement existante. Mon âme est donc bien vendue au diable du marketing, mais je promets de faire une jolie page. ♥
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14 réponses à “Mode d’Emploi : j’ai essayé d’apprendre une langue étrangère en quinze jours comme le promettent les publicités sur internet and so can you.

  1. Merci de m’avoir tant fait rire !
    Comme toi, j’essaye toujours d’apprendre un minimum de langue avant d’aller dans un pays étranger. Même pour aller en Belgique, j’ai passé 3h sur Youtube tard dans la nuit pour apprendre un chouia de flamand, et mine de rien ça m’a été méga utile pour pouvoir comprendre l’écran de la machine qui vendait les tickets de métro et pour pouvoir accoster les gens dans la rue quand j’étais paumée. Même si la plupart des gens étaient aussi francophones, plusieurs étaient souriants que j’essaye au moins de dire bonjour en flamand.
    Dans ma grosse période Black Métal bien gras, j’avais commencé à essayer le norvégien, ça semble pas impossible du tout !
    Hâte de lire la suite de tes pérégrinations !

    • C’est exactement ça ! Même quand on n’est pas capable de disserter sur le plus-que-parfait en flamand, les rapports avec les gens sont beaucoup plus agréables quand on parle quelques mots. 🙂
      Si tu ne m’en veux pas, Cathy, je vais te compter comme vote pour le norvégien car j’ai très envie d’avoir un prétexte pour explorer les îles Lofoten. 😀

      • Mais je t’en prie ! J’aime servir de prétexte ! Et résultat ça m’a motivé pour essayer de me remettre à l’allemand hier, en utilisant une application, mais j’ai beaucoup de mal avec ce type de méthode de vocabulaire répété bêtement, je suis plus à l’aise avec la méthode grammaticale je pense

  2. Un bien long billet, très impressionant. J’avais essayé un temps à me mettre au Japonais par une méthode de type Assimil, mais à l’époque le fait de ne pas avoir d’interlocuteur m’ avait découragé. .. Ce n’était pas dans le cadre d’un voyage programmé.. Je suis véritablement admiratif devant cet étalage de compétences… On se sent petit 🙂 . Bravo!

    • Allons bon, mais ce n’est pas du tout l’impression que je voulais donner… Et moi qui voulais montrer comment on peut faire croire qu’on est fort en langues à peu de frais. 😉

      Je comprends entièrement que tu n’aies pas continué avec le japonais. Des amis me disent souvent qu’ils veulent s’y mettre (c’est de notre époque) et me demandent mes « trucs ». Je dis toujours « inscris-toi immédiatement aux activités d’une association d’échanges culturels pour parler avec des japonais et conserver ta motivation ». Si mes amis sont geeks et otakus et timides (comme moi au fond, je ne lance pas la pierre), ils me disent « non pas ça, tu n’as pas une autre idée, par exemple un manuel à conseill… » et là j’arrête d’écouter, je me bouche les oreilles et je commence à chantonner (le générique d’Evangelion en général) jusqu’à ce qu’ils cèdent. La pratique avec des gens, il n’y a que ça qui fonctionne pour rester motivé à apprendre une langue. 🙂
      D’ailleurs je ne sais pas où tu es en Alsace (si j’en crois ton blog…) mais tous les japonais que je connais adorent Strasbourg et le marché de Noël. Il doit être possible de trouver des associations d’échange culturel où bavarder avec des japonais, non ? Non que je veuille te pousser au crime ou à recommencer le japonais ou quoi que ce soit… :-p

  3. C’es marrant je suis moi aussi dans la même situation… combien de fois ais-je cliqué sur les liens de Babbel prétendant donner les 5 secrets des multilingues pour apprendre nimporte quelle langue (en fait c’est toujours assez satisfaisant de voir qu’ils se sont concentrés principalement sur des langues européennes et qu’ils ont galéré lorsqu’ils se sont mis au japonais ou au chinois).

    Je vote Polonais car avec ta connaissance de l’allemand et ton habitude des langues bizarres, je suis sur que tu ne ferais qu’une bouchée des langues scandinaves, ce qui invaliderait l’expérience. Et ça ne pourra que te faire du bien de retrouver ces bonnes vieilles déclinaisons 🙂

    • Tu fais bien de mentionner le décalage langues européennes-langues possédant un langage écrit plus complexe, Bruder. Effectivement, si quelqu’un te propose d’apprendre le chinois ou le japonais « naturellement et sans avoir la sensation de faire des efforts », la seule réaction raisonnable est de ricaner doucement. Dans la mesure où les jeunes chinois et japonais eux-mêmes ont besoin de plusieurs années d’effort à l’école avant de connaître assez de caractères pour lire couramment leur propre langue, il faut arrêter de rêver.

  4. Je vote pour le danois. Pas pour aller au Danemark mais pour le Groenland.
    Et parce qu’il y a 2 acteurs danois en ce moment dans Game of Thrones, donc ça pourrait devenir à la mode.
    Sinon j’avais tenté un appli pour apprendre l’allemand l’an dernier avant mes vacances…j’avais été assez sérieuse. Le problème c’est que je ne me suis pas vraiment présentée pendant mes vacances (l’avantage des vacances c’est aussi de pouvoir éviter les gens en partant dans les montagnes, non?), et que l’appli ne m’avait pas rendue suffisamment fluent pour lire les menus. Donc j’ai passé 15 jours à alterner entre la currywurst et la bratwurst quand il pleuvait trop pour un pique nique….une fois qu’on a trouvé des valeurs sures, mieux vaut ne pas prendre de risque avec la gastronomie autrichienne.
    Je reste aussi persuadée que les panneaux « Achtung Kinderen » étaient là pour avertir les automobilistes de la présence de dangereux kinderen,…des gens parlant bien allemands continuent de me contredire sur ce point.

    • Je partage ta crainte du Kinderen, créature bruyante, hurlante et mugissante voire vagissante qui s’accroche aux habits de leur petites mains sales et vous fixent inexplicablement de leur grands yeux. On m’a raconté que certains parviennent même à s’introduire sur les sièges arrière dans les voitures des gens. Il est alors impossible de les déloger et ils ponctuent le trajet de coups de pieds tout en poussant leur cri redouté, « onarrivequand ? Dispnarrivequand ? « .

      Ton message m’a beaucoup fait rire, hélas je l’ai lu au milieu d’un dortoir collectif à sept heures du matin et j’ai dû m’étrangler un peu pour ne pas réveiller tout le monde. Ta suggestion d’aller me perdre au Groenland est brillante et je note ton vote.

  5. Addendum : le gang de mes amis qui répondent via facebook votent pour le moment ainsi.
    Norvégien – 3
    Danois – 1
    …mes amis pensent qu’il faut que j’aille faire des acrobaties dans un fjord, ce dont je ne peux leur en tenir rigueur.

  6. Je te rappelle que nous avons un défi sur l’apprentissage du Russe en cours… Dois-je en conclure que tu capitules ?

    En ce qui concerne l’apprentissage d’une langue, je ne peux pas commenter sur Babbel mais je peux parler de Duolingo qui a l’énorme avantage d’être gratuit.

    Duolingo donne une très bonne base de survie suffisante pour un voyage de tourisme. Il y a très peu de grammaire, il faut donc aller chercher les règles seul. Dans le cas du Russe dont la grammaire est extrêmement touffue, apprendre des phrases par cœur puis chercher les explications sur les accords est efficace car les règles de grammaire viennent en réponse d’interrogatiosn et sont donc plus faciles à mémoriser.

    Duolingo permet de découvrir beaucoup de vocabulaire. Cependant, il faut quand même faire l’effort de noter les mots et de les réviser soi-même si on souhaite que cela tienne la longueur. Il faut noter le développement d’un site annexe: Duolingo TinyCards pour aider dans ce travail de révision.

    Le défaut serait le manque de pratique orale pour s’exprimer soi-même, pour laquelle un professeur reste nécessaire.

    • Très chère, ton commentaire a été classé comme indésirable, sans doute parce qu’un algorithme trop scrupuleux y a vu une publicité pour Duolingo. Ou alors il a lu le mot « russe » et il s’est dit que c’était louche, comme tout ce qui est russe.
      [*cette réponse à un commentaire est gentiment dédiée en pensée à mes amis russes ou russophiles*]

      Plus sérieusement, je te remercie de tes informations supplémentaires sur les méthodes d’apprentissage de langues étrangères via des applications. C’est un commentaire qui enrichit l’article.

      …et pour répondre à ta question, j’ai écarté à dessein le russe car, le jour où je m’y mettrai, je compte faire les choses un peu plus sérieusement. En ce moment, dans la catégorie « travail durable et sérieux », je donne la priorité au Zhongwen. Fair enough? 😉

  7. Je suis émue de voir que tu conserves un souvenir aussi impérissable que moi de ce périple mongol. J’ignorais que tu avais dû sacrifier Kung-Fu Panda à l’étude de la langue, je ne t’admire que plus depuis que je le sais. Moi j’avais juste payé des shots de vodka à une Mongole, ce qui est un procédé intellectuellement malhonnête. Ce n’est que justice que tu aies conservé tes bases dans cette langue alors que je n’en garde que le souvenir de la marque de l’excellente vodka dégustée sur place. Je vote pour le polonais car c’est un pays où je projette d’aller en vacances un jour et ils ont sûrement des chevaux. La suite logique de ce raisonnement ne t’échappe sans doute pas.

    • Je vois. Charité bien ordonnées commence par soi-même. Je me permets de lever un verre de vodka Чингис à ton sens du projet de vacances.

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