Archives de Catégorie: Fantasy et Science-fiction

La nuit, dans le plus grand secret, je lis aussi beaucoup d’histoires fantastiques.

Comment devenir un Nazgûl en 10 minutes et pour moins de 15€ à Halloween

Chers amis, chers visiteurs,

Nazgûl3

Cette année, pour Halloween, j’encourage mes amis à se ridiculiser. En effet, je trouve plus amusant de se ridiculiser que de venir à une soirée déguisé en consultant à peine sorti du travail, en spécialiste de la comptabilité en retard ou en assistant de direction qui sait exactement combien son chef prend de sucres avec son café. Car il est important d’être ce genre de choses de temps en temps (il faut bien payer ses factures d’électricité) mais point trop n’en faut.

Forte de ces bons principes, je vous propose aujourd’hui une méthode pour devenir un Nazgûl du Seigneur des Anneaux en moins de dix minutes et pour un maximum de 15€. Ce costume peut être porté par tout le monde, femme, homme ou enfant qui aime donner des cauchemars à ses camarades de CP. Commençons avant que le jour ne se lève, car les pouvoirs des nazgûls sont moins terrifiants à la lumière du jour. Lire la suite

Fabriquons un costume en 10 minutes pour Halloween : Star Trek TOS

Titre

Chers amis, chers visiteurs,

Un ami (qui est consultant en informatique de son état) a récemment déclaré, avec une telle poésie amère et désespérante que je n’aurais jamais pu faire aussi bien, la chose suivante : « cette année, je vais faire un effort pour me trouver un vrai costume car je ne veux pas passer Halloween déguisé en consultant ».
*applaudissements frénétiques devant cette courageuse décision* Lire la suite

Comment torturer des experts grâce à un roman de fantasy

Il arrive qu’une histoire tombe entre les mains du bon lecteur, celui à qui elle ouvrira des perspectives merveilleuses. Il se peut aussi qu’elle tombe dans les mains du mauvais lecteur. C’est arrivé à mon amie Lise, une personne très douée dont je suis une relectrice, et qui a écrit un roman à propos d’une famille provinciale confrontée à la modernité de leur fille aînée. La mauvaise lectrice, malheureusement, c’était moi. Lire la suite

C.S. Lewis, le frère dominicain et les romans mélancoliques

Ce jour-là, j’ai simultanément découvert C. S. Lewis et été dupée par un frère dominicain polonais.

Cette histoire s’est déroulée il y a bien longtemps, en 2004, lorsque j’étais une innocente jeune personne de dix-neuf ans. Cet été-là, je suis allée passer quelques semaines en Irlande pour prendre des cours d’anglais. Malgré mes efforts courageux, je n’ai pas réussi à acquérir l’accent du pays et je n’ai pas non plus capturé de lutin habillé en vert.
Cependant, une surprise amusante m’attendait : un tiers mes camarades de cours d’anglais étaient des frères dominicains venus de Pologne. Après coup, cela me parait logique. L’Irlande est une nation tout ce qu’il y a de plus catholique. Où trouver meilleur endroit pour apprendre l’anglais avant d’aller convertir les païens partout dans le monde (mais pas en latin, ce qui serait trop compliqué) ?

C’est ainsi que je me suis retrouvée assise à coté du sympathique Michal, frère dominicain de trente ans né dans la banlieue de Cracovie. Lors d’une discussion courtoise, je l’innocemment informé que j’étais athée. Il m’a regardé avec un sourire radieusement calculateur. Je ne me suis pas méfiée.

Frère Michal conçut immédiatement un plan diabolique. D’un air détaché, il me demanda si, puisque j’aimais « Le Seigneur des Anneaux » et la Fantasy, j’avais déjà lu des œuvres de C.S. Lewis, un écrivain d’origine irlandaise né en 1898.
« Justement, je suis très curieuse de lire ses livres ! J’ai entendu dire que c’était un ami de J.R.R. Tolkien, répondis-je.
– Ca tombe bien : nous avons quelques livres de C.S. Lewis dans la bibliothèque de notre prieuré, en anglais. Si tu veux, je peux t’en prêter, dit Michal.
– Oh! Thank you, that would be really generous of you. I take good care of books, don’t you worry, » m’exclamais-je, débordante d’enthousiasme, attirant sur nous l’attention du professeur d’anglais.
Le lendemain, le piège s’est refermé sur moi. Michal, dont le sourire se faisait de plus en plus triomphant, m’a mis dans les mains « Surprised by Joy », l’autobiographie de C.S. Lewis publiée en 1955.

Le piège est prêt.

Lire la suite

Pourquoi écrire de la Fantasy, raison n°2 : Pour ne pas opprimer la Thaïlande

Dans mon temps libre, je joue à Godzilla : je piétine des métropoles, je mets des continents à feu et à sang, j’opprime des peuples. L’herbe ne repousse pas derrière moi. En tout cas, sur papier.

Chaque histoire que j’invente comporte au moins un cataclysme. Dans ma petite série de roman intitulée « Histoire de la Comète », j’ai déjà détruit une civilisation. Je compte bien faire mieux au prochain tome (mon synopsis prévoit l’annihilation totale d’une nation, décrite de manière détaillée). Mais ce n’est rien à coté d’autres auteurs et je m’incline bien bas devant eux. Apprenez-moi comment on tue encore plus de figurants, sensei.

C’est moi.
– « Godzilla », 1954.

Lire la suite